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Messieurs les cardinaux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Permettez-moi d'adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu'il vient de présider. J'ai été sensible aux prières qu'il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l'accueil qu'il m'a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre.

Je vous serais également reconnaissant, Éminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l'ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L'audience que le Saint Père m'a accordée ce matin a été pour moi un moment d'émotion et de très grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l'attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l'année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.

- En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d'honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s'est transmis depuis lors à presque tous les chefs d'État français, j'assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l'Église.

C'est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l‘Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet événement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l'Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l'occasion de manifester la profondeur de l'attachement qui les liait à l'Eglise et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas de la conquête par Pépin le Bref des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.

Au-delà de ces faits historiques, c'est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire et artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Jacques Bénigne Bossuet, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, René Girard… Qu'il me soit permis de mentionner également l'apport déterminant de la France à l'archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu'à l'exégèse biblique, avec en particulier l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.

Je veux aussi évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J'ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français n'est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, au mystère de sa conversion. Pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j'ai vu défiler ses frères dans l'épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j'ai été touché par l'émotion qui se lisait sur le visage de chacun.

- Cette profondeur de l'inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie, aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l'action honore la France.

Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n'est pas rien. C'est la cathédrale du Pape, c'est la « tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde », c'est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l'Eglise catholique par ce titre symbolique, c'est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme. Et c'est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d'Estaing, et plus récemment Jacques Chirac, que je suis venu m'inscrire avec bonheur dans cette tradition.

- Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l'interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé. C'est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage des souffrances de leurs concitoyens, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l'anticléricalisme ; et c'est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations.

Pour autant, il n'est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd'hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d'en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l'administration en fonction de sa croyance.

La France a beaucoup changé. Les Français ont des convictions plus diverses qu'autrefois. Dès lors la laïcité s'affirme comme une nécessité et une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c'est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l'interdiction des signes ostentatoires à l'école.

Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d'histoire, de patrimoine, d'art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire.

C'est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j'ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.

- Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l'avenir et non plus seulement les blessures du passé.

Je partage l'avis du pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l'espérance est l'une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté beaucoup d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence.

Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances « qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin » pour reprendre les termes même de l'encyclique du Saint Père . Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l'être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort.

Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques. Et ces questions essentielles n'ont rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l'accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l'aspiration profonde des femmes et des hommes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.

« Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu'en réalité, ce n'est pas la totalité. Il paraît évident que l'homme a besoin d'une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d'infini, quelque chose qui sera toujours ce qu'il ne peut jamais atteindre. […] Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d'espérance ». Ou encore, comme l'écrivit Héraclite, « Si l'on n'espère pas l'inespérable, on ne le reconnaîtra pas ».

Ma conviction profonde, dont j'ai fait part notamment dans ce livre d'entretiens que j'ai publié sur la République, les religions et l'espérance, c'est que la frontière entre la foi et la non-croyance n'est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu'elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. Le fait spirituel, c'est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c'est la réponse des religions à cette aspiration fondamentale.

Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s'est montrée plus méfiante que bienveillante à l'égard des cultes. Chaque fois qu'elle a fait un pas vers les religions, qu'il s'agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu'elle agissait parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n'est qu'en 2002 qu'elle a accepté le principe d'un dialogue institutionnel régulier avec l'Eglise catholique. Qu'il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes dont j'ai été l'objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd'hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l'action caritative ou aux moyens de communication des Eglises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d'enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n'accorde aucune valeur aux diplômes de théologie.

Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux. C'est une évidence.

Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l'écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l‘Europe, « le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l'homme soit la mesure de son action. Ce que l'on sait faire, on peut également le faire ». A terme, le danger est que le critère de l'éthique ne soit plus d'essayer de faire ce que l'on doit faire, mais de faire ce que l'on peut faire. C'est une très grande question.

Dans la République laïque, l'homme politique que je suis n'a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.

C'est pourquoi j'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s'agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d'avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer.

- Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l'on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je voudrais me tourner vers ceux d'entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce et l'épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m'inspirent vos choix de vie.

Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves.

Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c'est la vocation. On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait, je l'ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j'ai faits pour réaliser la mienne.

Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c'est l'importance que j'attache à ce que vous faites et à ce que vous êtes. Votre contribution à l'action caritative, à la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant'Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale ou matérielle.

En donnant en France et dans le monde le témoignage d'une vie donnée aux autres et comblée par l'expérience de Dieu, vous créez de l'espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C'est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d'attention. Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance.

Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j'en suis convaincu. L'Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu'une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer sont au croisement d'un grand nombre d'enjeux du monde contemporain. J'ai voulu que la France prenne l'initiative d'une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l'y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l'état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l'intérêt du Saint-Siège.

Mais ce que j'ai le plus à cœur de vous dire, c'est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel, tout en étant chaque jour de plus en plus en quête de sens et d'identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu'on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction est qu'ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs, d'espérance.

Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, a dit « La vie attire, comme la joie ». C'est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.

Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et l'intelligence. C'est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs.

La France a besoin de croire à nouveau qu'elle n'a pas à subir l'avenir, parce qu'elle a à le construire. C'est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.

J'ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Permettez-moi de conclure avec lui : « L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait […] L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches […]. L'espérance est une vertu, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté ». Comme je comprends l'attachement du pape à ce grand écrivain qu'est Bernanos !

Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.

Je vous remercie.</description><content:encoded><![CDATA[Rome, Palais du Latran, jeudi 20 décembre 2007<br />
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Messieurs les cardinaux,<br />
Mesdames et Messieurs,<br />
Chers amis,<br />
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Permettez-moi d’adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu’il vient de présider. J’ai été sensible aux prières qu’il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l’accueil qu’il m’a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre.<br />
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Je vous serais également reconnaissant, Éminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l’ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L’audience que le Saint Père m’a accordée ce matin a été pour moi un moment d’émotion et de très grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l’attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l’année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.<br />
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- En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d’honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s’est transmis depuis lors à presque tous les chefs d’État français, j’assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Église.<br />
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C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l‘Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet événement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l’Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l’occasion de manifester la profondeur de l’attachement qui les liait à l’Eglise et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas de la conquête par Pépin le Bref des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.<br />
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Au-delà de ces faits historiques, c’est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire et artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Jacques Bénigne Bossuet, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, René Girard… Qu’il me soit permis de mentionner également l’apport déterminant de la France à l’archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu’à l’exégèse biblique, avec en particulier l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.<br />
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Je veux aussi évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J’ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français n’est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, au mystère de sa conversion. Pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j’ai vu défiler ses frères dans l’épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j’ai été touché par l’émotion qui se lisait sur le visage de chacun.<br />
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- Cette profondeur de l’inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie, aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l’action honore la France.<br />
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Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n’est pas rien. C’est la cathédrale du Pape, c’est la « tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde », c’est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l’Eglise catholique par ce titre symbolique, c’est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme. Et c’est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d’Estaing, et plus récemment Jacques Chirac, que je suis venu m’inscrire avec bonheur dans cette tradition.<br />
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- Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé. C’est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage des souffrances de leurs concitoyens, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l’anticléricalisme ; et c’est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations.<br />
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Pour autant, il n’est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd’hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d’en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l’administration en fonction de sa croyance.<br />
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La France a beaucoup changé. Les Français ont des convictions plus diverses qu’autrefois. Dès lors la laïcité s’affirme comme une nécessité et une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c’est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l’interdiction des signes ostentatoires à l’école.<br />
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Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d’histoire, de patrimoine, d’art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire.<br />
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C’est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j’ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.<br />
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- Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l’avenir et non plus seulement les blessures du passé.<br />
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Je partage l’avis du pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l’espérance est l’une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté beaucoup d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence.<br />
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Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances « qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin » pour reprendre les termes même de l’encyclique du Saint Père . Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l’être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort.<br />
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Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques. Et ces questions essentielles n’ont rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l’accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l’aspiration profonde des femmes et des hommes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.<br />
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« Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu’en réalité, ce n’est pas la totalité. Il paraît évident que l’homme a besoin d’une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d’infini, quelque chose qui sera toujours ce qu’il ne peut jamais atteindre. […] Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu’on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d’espérance ». Ou encore, comme l’écrivit Héraclite, « Si l’on n’espère pas l’inespérable, on ne le reconnaîtra pas ».<br />
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Ma conviction profonde, dont j’ai fait part notamment dans ce livre d’entretiens que j’ai publié sur la République, les religions et l’espérance, c’est que la frontière entre la foi et la non-croyance n’est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu’elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu’il ne s’interroge pas sur l’essentiel. Le fait spirituel, c’est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c’est la réponse des religions à cette aspiration fondamentale.<br />
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Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l’importance de l’aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s’est montrée plus méfiante que bienveillante à l’égard des cultes. Chaque fois qu’elle a fait un pas vers les religions, qu’il s’agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu’elle agissait parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n’est qu’en 2002 qu’elle a accepté le principe d’un dialogue institutionnel régulier avec l’Eglise catholique. Qu’il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes dont j’ai été l’objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Eglises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie.<br />
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Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d’intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence.<br />
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Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l’écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l‘Europe, « le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l’homme soit la mesure de son action. Ce que l’on sait faire, on peut également le faire ». A terme, le danger est que le critère de l’éthique ne soit plus d’essayer de faire ce que l’on doit faire, mais de faire ce que l’on peut faire. C’est une très grande question.<br />
<br />
Dans la République laïque, l’homme politique que je suis n’a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.<br />
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C’est pourquoi j’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s’agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s’agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d’avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer.<br />
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- Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l’on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je voudrais me tourner vers ceux d’entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce et l’épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m’inspirent vos choix de vie.<br />
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Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves.<br />
<br />
Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu’on n’est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l’intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j’allais faire ce que j’ai fait, je l’ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne.<br />
<br />
Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c’est l’importance que j’attache à ce que vous faites et à ce que vous êtes. Votre contribution à l’action caritative, à la défense des droits de l’homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant’Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale ou matérielle.<br />
<br />
En donnant en France et dans le monde le témoignage d’une vie donnée aux autres et comblée par l’expérience de Dieu, vous créez de l’espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C’est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d’attention. Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.<br />
<br />
Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j’en suis convaincu. L’Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu’une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer sont au croisement d’un grand nombre d’enjeux du monde contemporain. J’ai voulu que la France prenne l’initiative d’une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l’y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l’état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l’intérêt du Saint-Siège.<br />
<br />
Mais ce que j’ai le plus à cœur de vous dire, c’est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel, tout en étant chaque jour de plus en plus en quête de sens et d’identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d’affirmer ce qu’ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu’on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction est qu’ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs, d’espérance.<br />
<br />
Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, a dit « La vie attire, comme la joie ». C’est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.<br />
<br />
Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et l’intelligence. C’est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs.<br />
<br />
La France a besoin de croire à nouveau qu’elle n’a pas à subir l’avenir, parce qu’elle a à le construire. C’est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.<br />
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J’ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Permettez-moi de conclure avec lui : « L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait […] L’optimisme est une fausse espérance à l’usage des lâches […]. L’espérance est une vertu, une détermination héroïque de l’âme. La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté ». Comme je comprends l’attachement du pape à ce grand écrivain qu’est Bernanos !<br />
<br />
Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.<br />
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Je vous remercie.]]></content:encoded><link>http://blog.pasquinus-ridens.gayattitude.com/20071222080708/discours-de-nicolas-sarkozy-au-palais-du-latran/</link><dc:creator>Pasquinus-ridens</dc:creator><dc:date>2007-12-22T08:07:08+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.valerio.gayattitude.com/20071202162259/espoir-rance/"><title>[valerio] Espoir rance</title><description>Le gourou pontifiant infaillible vient de pondre (Le Monde) son deuxième grand Message, appelé Encyclique, sans doute parce qu'il pousse les gens à tourner en rond.

Le titre, déjà, est un grand mystère: «sauvés par l'espérance». En langage plus clair, si vous êtes malheureux, dites-vous que cela est très bien et vous pourrez mourir tranquille en vous répétant que votre bonheur sera, après la mort, à la mesure de l'impression forcément subjective de votre malheur. Nul doute que ce pape qui a fréquenté les Jeunesses Hitlériennes ait besoin de bcp d'espérance. Enfin, n'exagérons rien, cela était une obligation et, en tout état de cause, le fascisme n'a jamais été condamné par la sainte Église; être nazi, ce n'est tout de même pas comme être libertaire, communiste ou homosexuel. Et si ces gens se croient persécutés injustement, il ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes: «la protestation contre Dieu au nom de la justice ne sert à rien. Un monde sans Dieu est un monde sans espérance». Cf. la dernière Pastorale où, «dès lors qu'on admet l'activité homosexuelle, nul ne devrait s'étonner que que croissent les réactions violentes». Il faut bien, d'abord, rendre la vie des gens invivable, pour vendre l'«Espérance» papale.

Le plus extraordinaire, dans ce discours, est le détachement de la réalité, de notre monde pourtant saturé de malheur: le fanatisme religieux cause des millions de morts chaque année, des régimes autoritaires torturent et persécutent, l'obscurantisme maintient des millions de gens dans une pauvreté immonde, la surpopulation cause des ravages à tous niveaux... Et ce qui retient l'attention du «Saint-Père» (celui qui n'est pas aux Cieux), c'est que «le progrès offre [...] des possibilités abyssales de mal». Effectivement, le progrès permet de fabriquer des capotes, de contrôler un peu la démographie, de lire toutes sortes de documents sans contrôle de l'Église... 

Le pape semble regretter ce Moyen-Âge où les gens étaient capables de supporter des souffrances de nos jours inimaginables et étaient tous tout entiers tournés vers «l'espérance biblique du règne de Dieu». Un trou noir dans la chronologie: pour l'écolier, l'Histoire passe directement de l'Empire romain aux Croisades, par un saut d'un millénaire dont on évoque tout au plus quelques dates (732, 800, 987...) et quelques noms (Clovis...). Il est difficile d'imaginer ce qu'a pu être la vie durant ce millénaire d'obscurantisme absolu et de violence inouïe, à côté de quoi Pol Pot ferait figure de roi Ubu pas si méchant. La secte qui ne se dit pas encore catholique a pris le pouvoir sur l'empire romain et accélère la décomposition de celui-ci. Seule l'intéresse une mainmise toujours plus totale sur le pouvoir, spirituel, mais aussi et surtout temporel. Elle éradique méthodiquement les dizaines de sectes rivales (arianistes, nestoristes, ...) au moins autant chrétiennes qu'elle, détruit systématiquement les œuvres de l'Antiquité (livres, monuments...) et bannit toute activité de recherche ou même simplement de conservation de la connaissance, scientifique au autre.

L'exemple de la médecine est des plus éloquent. Depuis toujours, l'Église entrave autant que faire se peut les progrès médicaux. Toutes les cultures du monde ont leurs traditions millénaires de plantes médicinales; celle de l'Europe est étonnamment pauvre car ses dépositaires ont été pratiquement exterminés par les siècles de persécutions contre le «paganisme» et la «sorcellerie» (là, surtout vers le XVè siècle). Le catholicisme est la seule religion à avoir enseigné le manque d'hygiène. Dans un délire de misérabilité, les moines érigent la saleté en vertu. On persécute les musulmans, qu'on reconnaît à ce qu'ils se lavent... Contre les maladies (peste, lèpre, choléra, grippe...) qui prolifèrent de manière effroyable, la doctrine préconise saignée ou trépanation (pour laisser sortir les esprits du mal). Car, bien entendu, l'Église conserve le monopole de la pensée et toute recherche médicale est proscrite: les connaissances de l'Antiquité ne seront retrouvées qu'à la Renaissance (XVIème siècle, avec Ambroise Paré). Là encore, les Taliban sembleraient de doux plaisantins... Quelques exceptions, car ce qui est bon pour le peuple ne l'est pas forcément pour ses chefs:  Henri de Mondeville (XIIIè) est chirurgien à la cour du roi Philippe le Bel et Guy de Chauliac exerce en Avignon auprès de plusieurs papes. En 1340, enfin, le pape Clément VI autorise l'autopsie des pestiférés, ce qui permet à Chauliac d'être parmi les précurseurs de la dissection à but médical.

Effectivement, «la science offre des possibilités abyssales de mal»: un conflit nucléaire nous ramènerait à cette époque abominable dont elle nous a extraits. Le discours papal pourrait être un chef-d'œuvre d'ironie et d'autodérision: «personne et rien ne garantissent que le cynisme du pouvoir, sous n'importe quel habillage idéologique [la cape orange du Pape?], ne continue à commander le monde». Heureusement, la Révolution française est passée par là et, malgré les retours de balancier, a considérablement amoindri le pouvoir des inquisiteurs et de leurs bourreaux. 

Après la charge contre le progrès et la science, vient celle contre l'athéisme. Ça commence par une pétition de principe où l'athéisme se voit réduit à l'argument qu'un «monde dans lequel existe une telle quantité d'injustices, de souffrance (…) ne peut être l'œuvre d'un Dieu bon», inepte puisque la question ainsi posée amène au contraire à la conception d'un Dieu mauvais, conclusion inévitable d'un croyant lucide devant les exactions continuelles des religions depuis plus de 2 millénaires. Non, c'est simple, en fait: il n'y a pas lieu de démontrer que les créatures imaginées par certains cerveaux malades n'existent pas. Même le Père-Noël, au moins, apporte des cadeaux.

La rhétorique religieuse a décidément bcp baissé depuis Kant et se retrouve à un niveau pitoyable où la preuve de Saint-Anselme (XIè) passerait pour un coup de génie. Ce pape halluciné et hallucinant nous parle ensuite de «la prétention, présomptueuse et fondamentalement fausse de l'homme à penser à la place de Dieu qui a conduit aux plus grandes cruautés et violations de la justice [... car] un monde qui doit se créer de lui-même sa propre justice est un monde sans espérance». Pour mieux comprendre le caractère aberrant de ce verbiage, transcrivons en équivalent marxiste: «la prétention, présomptueuse et fondamentalement fausse du peuple à penser à la place de l'avant-garde du Prolétariat conduit aux plus grandes cruautés et violations de la justice [... car] un monde qui doit se créer de lui-même sa propre justice est un monde sans raison dialectique». Plus c absurde, plus il faut croire... Il est grand temps de dire doctement tout ça en latin afin de sauver quand même un peu les apparences.

Malgré tout, j'apprécie de plus en plus ce pape qui montre de mieux en mieux la vraie nature de l'Église. Le catholicisme à visage humain est bel et bien fini. Tant mieux: le problème du maître gentil en apparence, c qu'on a des scrupules à s'en émanciper.</description><content:encoded><![CDATA[Le gourou pontifiant infaillible vient de pondre (<a href=http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-984438,0.html>Le Monde</a>) son deuxième grand Message, appelé <i>Encyclique</i>, sans doute parce qu'il pousse les gens à tourner en rond.<br />
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Le titre, déjà, est un grand mystère: «sauvés par l'espérance». En langage plus clair, si vous êtes malheureux, dites-vous que cela est très bien et vous pourrez mourir tranquille en vous répétant que votre bonheur sera, après la mort, à la mesure de l'impression forcément subjective de votre malheur. Nul doute que ce pape qui a fréquenté les Jeunesses Hitlériennes ait besoin de bcp d'espérance. Enfin, n'exagérons rien, cela était une obligation et, en tout état de cause, le fascisme n'a jamais été condamné par la sainte Église; être nazi, ce n'est tout de même pas comme être libertaire, communiste ou homosexuel. Et si ces gens se croient persécutés injustement, il ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes: «la protestation contre Dieu au nom de la justice ne sert à rien. Un monde sans Dieu est un monde sans espérance». Cf. la dernière <a href=http://blog.valerio.gayattitude.com/20071022124018/pastorale-homophobique/>Pastorale</a> où, «dès lors qu'on admet l'activité homosexuelle, nul ne devrait s'étonner que que croissent les réactions violentes». Il faut bien, d'abord, rendre la vie des gens invivable, pour vendre l'«Espérance» papale.<br />
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Le plus extraordinaire, dans ce discours, est le détachement de la réalité, de notre monde pourtant saturé de malheur: le fanatisme religieux cause des millions de morts chaque année, des régimes autoritaires torturent et persécutent, l'obscurantisme maintient des millions de gens dans une pauvreté immonde, la surpopulation cause des ravages à tous niveaux... Et ce qui retient l'attention du «Saint-Père» (celui qui n'est pas aux Cieux), c'est que «le progrès offre [...] des possibilités abyssales de mal». Effectivement, le progrès permet de fabriquer des capotes, de contrôler un peu la démographie, de lire toutes sortes de documents sans contrôle de l'Église... <br />
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Le pape semble regretter ce Moyen-Âge où les gens étaient capables de supporter des souffrances de nos jours inimaginables et étaient tous tout entiers tournés vers «l'espérance biblique du règne de Dieu». Un trou noir dans la chronologie: pour l'écolier, l'Histoire passe directement de l'Empire romain aux Croisades, par un saut d'un millénaire dont on évoque tout au plus quelques dates (732, 800, 987...) et quelques noms (Clovis...). Il est difficile d'imaginer ce qu'a pu être la vie durant ce millénaire d'obscurantisme absolu et de violence inouïe, à côté de quoi Pol Pot ferait figure de roi Ubu pas si méchant. La secte qui ne se dit pas encore catholique a pris le pouvoir sur l'empire romain et accélère la décomposition de celui-ci. Seule l'intéresse une mainmise toujours plus totale sur le pouvoir, spirituel, mais aussi et surtout temporel. Elle éradique méthodiquement les <i>dizaines</i> de sectes rivales (arianistes, nestoristes, ...) au moins autant chrétiennes qu'elle, détruit systématiquement les œuvres de l'Antiquité (livres, monuments...) et bannit toute activité de recherche ou même simplement de conservation de la connaissance, scientifique au autre.<br />
<br />
L'exemple de la médecine est des plus éloquent. Depuis toujours, l'Église entrave autant que faire se peut les progrès médicaux. Toutes les cultures du monde ont leurs traditions millénaires de plantes médicinales; celle de l'Europe est étonnamment pauvre car ses dépositaires ont été pratiquement exterminés par les siècles de persécutions contre le «paganisme» et la «sorcellerie» (là, surtout vers le XVè siècle). Le catholicisme est la seule religion à avoir enseigné le <i>manque</i> d'hygiène. Dans un délire de misérabilité, les moines érigent la saleté en vertu. On persécute les musulmans, qu'on reconnaît à ce qu'ils se lavent... Contre les maladies (peste, lèpre, choléra, grippe...) qui prolifèrent de manière effroyable, la doctrine préconise saignée ou trépanation (pour laisser sortir les esprits du mal). Car, bien entendu, l'Église conserve le monopole de la pensée et toute recherche médicale est proscrite: les connaissances de l'Antiquité ne seront retrouvées qu'à la Renaissance (XVIème siècle, avec <a href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_Par%C3%A9>Ambroise Paré</a>). Là encore, les Taliban sembleraient de doux plaisantins... Quelques exceptions, car ce qui est bon pour le peuple ne l'est pas forcément pour ses chefs:  <a href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_Mondeville>Henri de Mondeville</a> (XIIIè) est chirurgien à la cour du roi <a href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_de_France>Philippe le Bel</a> et <a href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Chauliac>Guy de Chauliac</a> exerce en Avignon auprès de plusieurs papes. En 1340, enfin, le pape Clément VI autorise l'autopsie des pestiférés, ce qui permet à Chauliac d'être parmi les précurseurs de la dissection à but médical.<br />
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Effectivement, «la science offre des possibilités abyssales de mal»: un conflit nucléaire nous ramènerait à cette époque abominable dont elle nous a extraits. Le discours papal pourrait être un chef-d'œuvre d'ironie et d'autodérision: «personne et rien ne garantissent que le cynisme du pouvoir, sous n'importe quel habillage idéologique [la cape orange du Pape?], ne continue à commander le monde». Heureusement, la Révolution française est passée par là et, malgré les retours de balancier, a considérablement amoindri le pouvoir des inquisiteurs et de leurs bourreaux. <br />
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Après la charge contre le progrès et la science, vient celle contre l'athéisme. Ça commence par une pétition de principe où l'athéisme se voit réduit à l'argument qu'un «monde dans lequel existe une telle quantité d'injustices, de souffrance (…) ne peut être l'œuvre d'un Dieu bon», inepte puisque la question ainsi posée amène au contraire à la conception d'un Dieu mauvais, conclusion inévitable d'un croyant lucide devant les exactions continuelles des religions depuis plus de 2 millénaires. Non, c'est simple, en fait: il n'y a pas lieu de démontrer que les créatures imaginées par certains cerveaux malades n'existent pas. Même le Père-Noël, au moins, apporte des cadeaux.<br />
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La rhétorique religieuse a décidément bcp baissé depuis Kant et se retrouve à un niveau pitoyable où la preuve de Saint-Anselme (XIè) passerait pour un coup de génie. Ce pape halluciné et hallucinant nous parle ensuite de «la prétention, présomptueuse et fondamentalement fausse de l'homme à penser à la place de Dieu qui a conduit aux plus grandes cruautés et violations de la justice [... car] un monde qui doit se créer de lui-même sa propre justice est un monde sans espérance». Pour mieux comprendre le caractère aberrant de ce verbiage, transcrivons en équivalent marxiste: «la prétention, présomptueuse et fondamentalement fausse du peuple à penser à la place de l'avant-garde du Prolétariat conduit aux plus grandes cruautés et violations de la justice [... car] un monde qui doit se créer de lui-même sa propre justice est un monde sans raison dialectique». Plus c absurde, plus il faut croire... Il est grand temps de dire doctement tout ça en latin afin de sauver quand même un peu les apparences.<br />
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Malgré tout, j'apprécie de plus en plus ce pape qui montre de mieux en mieux la vraie nature de l'Église. Le catholicisme à visage humain est bel et bien fini. Tant mieux: le problème du maître gentil en apparence, c qu'on a des scrupules à s'en émanciper.]]></content:encoded><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20071202162259/espoir-rance/</link><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-12-02T16:22:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071126052413/insomnie/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Insomnie</title><description> Poème de Tristan CORBIERE (1845-1875)
(in: &quot;Les Amours jaunes&quot; )
	
Insomnie, impalpable Bête !
N'as-tu d'amour que dans la tête ?
Pour venir te pâmer à voir,
Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre
Ses draps, et dans l'ennui se tordre !...
Sous ton oeil de diamant noir.

Dis : pourquoi, durant la nuit blanche,
Pluvieuse comme un dimanche,
Venir nous lécher comme un chien :
Espérance ou Regret qui veille.
A notre palpitante oreille
Parler bas... et ne dire rien ?

Pourquoi, sur notre gorge aride,
Toujours pencher ta coupe vide
Et nous laisser le cou tendu,
Tantales, soiffeurs de chimère :
- Philtre amoureux ou lie amère
Fraîche rosée ou plomb fondu ! -

Insomnie, es-tu donc pas belle ?...
Eh pourquoi, lubrique pucelle,
Nous étreindre entre tes genoux ?
Pourquoi râler sur notre bouche,
Pourquoi défaire notre couche,
Et... ne pas coucher avec nous ?

Pourquoi, Belle-de-nuit impure,
Ce masque noir sur ta figure ?...
- Pour intriguer les songes d'or ?...
N'es-tu pas l'amour dans l'espace,
Souffle de Messaline lasse,
Mais pas rassasiée encor !

Insomnie, es-tu l'Hystérie...
Es-tu l'orgue de barbarie
Qui moud l'Hosannah des Élus ?...
- Ou n'es-tu pas l'éternel plectre,
Sur les nerfs des damnés-de-lettre,
Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus.

Insomnie, es-tu l'âne en peine
De Buridan - ou le phalène
De l'enfer ? - Ton baiser de feu
Laisse un goût froidi de fer rouge...
Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ...
Nous dormirons ensemble un peu.</description><content:encoded><![CDATA[ Poème de Tristan CORBIERE (1845-1875)<br />
(in: "Les Amours jaunes" )<br />
	<br />
Insomnie, impalpable Bête !<br />
N'as-tu d'amour que dans la tête ?<br />
Pour venir te pâmer à voir,<br />
Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre<br />
Ses draps, et dans l'ennui se tordre !...<br />
Sous ton oeil de diamant noir.<br />
<br />
Dis : pourquoi, durant la nuit blanche,<br />
Pluvieuse comme un dimanche,<br />
Venir nous lécher comme un chien :<br />
Espérance ou Regret qui veille.<br />
A notre palpitante oreille<br />
Parler bas... et ne dire rien ?<br />
<br />
Pourquoi, sur notre gorge aride,<br />
Toujours pencher ta coupe vide<br />
Et nous laisser le cou tendu,<br />
Tantales, soiffeurs de chimère :<br />
- Philtre amoureux ou lie amère<br />
Fraîche rosée ou plomb fondu ! -<br />
<br />
Insomnie, es-tu donc pas belle ?...<br />
Eh pourquoi, lubrique pucelle,<br />
Nous étreindre entre tes genoux ?<br />
Pourquoi râler sur notre bouche,<br />
Pourquoi défaire notre couche,<br />
Et... ne pas coucher avec nous ?<br />
<br />
Pourquoi, Belle-de-nuit impure,<br />
Ce masque noir sur ta figure ?...<br />
- Pour intriguer les songes d'or ?...<br />
N'es-tu pas l'amour dans l'espace,<br />
Souffle de Messaline lasse,<br />
Mais pas rassasiée encor !<br />
<br />
Insomnie, es-tu l'Hystérie...<br />
Es-tu l'orgue de barbarie<br />
Qui moud l'Hosannah des Élus ?...<br />
- Ou n'es-tu pas l'éternel plectre,<br />
Sur les nerfs des damnés-de-lettre,<br />
Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus.<br />
<br />
Insomnie, es-tu l'âne en peine<br />
De Buridan - ou le phalène<br />
De l'enfer ? - Ton baiser de feu<br />
Laisse un goût froidi de fer rouge...<br />
Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ...<br />
Nous dormirons ensemble un peu.]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071126052413/insomnie/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-11-26T05:24:13+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071108165907/avenir-sans-angoisse-ou-angoisse-sans-avenir/"><title>[le-dandy] Avenir sans angoisse ou Angoisse sans avenir?</title><description>En 1949, Egas MONIZ reçoit le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur la lobotomie. 
En effet, il a découvert qu'en découpant le lobe préfrontal, on supprimait l'angoisse. Or, ce lobe est doté d'une fonction particulère : il oeuvre en permanence à faire visualiser à chacun les éventualités du futur.
Cette trouvaille ouvrait ainsi la voie à une prise de conscience : ce qui motive l'angoisse humaine, c'est la capacité à se projeter dans le temps. Cette aptitude entraîne vers des dangers pressentis et, au bout du compte, vers la prise de conscience de la mort, un jour ou l'autre. 
De là, Egas MONIZ conclut donc que ne pas penser à l'avenir, c'est réduire son angoisse...

</description><content:encoded><![CDATA[En 1949, Egas MONIZ reçoit le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur la lobotomie. <br />
En effet, il a découvert qu'en découpant le lobe préfrontal, on supprimait l'angoisse. Or, ce lobe est doté d'une fonction particulère : il oeuvre en permanence à faire visualiser à chacun les éventualités du futur.<br />
Cette trouvaille ouvrait ainsi la voie à une prise de conscience : ce qui motive l'angoisse humaine, c'est la capacité à se projeter dans le temps. Cette aptitude entraîne vers des dangers pressentis et, au bout du compte, vers la prise de conscience de la mort, un jour ou l'autre. <br />
De là, Egas MONIZ conclut donc que ne pas penser à l'avenir, c'est réduire son angoisse...<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-dandy/20071108-1179207223473331e8b56b8.jpg" width="500" height="409" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071108165907/avenir-sans-angoisse-ou-angoisse-sans-avenir/</link><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-11-08T16:59:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.valerio.gayattitude.com/20071027123846/119/"><title>[valerio] 119</title><description>Un tel article ici, c'est un peu hors-sujet... je me restreins en principe aux questions politiques liées à l'homosexualité (d'où, fatalement, sur l'Église). Mais c important pour moi.

J'ai encore passé plusieurs dizaines d'heures à étudier des documents sur les attentats du 11/9/2001, dont certains sont assez récents (2006 et même 2007 pour les plans d'architecte du WTC). Au cours du temps, ma position a bcp évolué. Peu après les événements, je me disais que les services américains étaient vraiment nullissimes: des militaires qui laissent 4 avions faire ce qu'ils veulent dans une zone vitale, des architectes qui sous-estiment grossièrement les risques, des secours qui ne s'aperçoivent pas que le bâtiment va s'effondrer... 

En 2004 (ou 2005?), je regardais à nouveau la question, avec notamment les rapports officiels et diverses pages Internet où des thèses conspirationnistes avaient fleuri entre-temps. Au-delà des interprétations parfois délirantes, il était alors clair que le gouvernement US faisait une incroyable rétention d'information et avait empêché systématiquement toute enquête indépendante. Cela contrastait avec les images haute résolution des décombres, très tôt disponibles, qui m'avaient donné l'impression d'une transparence exemplaire. Ainsi, après avoir prétendu qu'il n'existait pas de film de la frappe du Pentagone, les autorités ont finalement fourni quelques images d'une vidéo lacunaire, où l'on ne voit aucun avion! C'est évidemment grotesque de vouloir faire croire que le Pentagone n'était surveillé que par une webcam de parking. J'arrivai donc à la conclusion que le gouvernement US avait laissé faire les attentats dans des buts géopolitiques de justification d'interventions extérieures.

En 2007, donc, je reprends le dossier et l'approfondis. Comme bcp, je m'étais focalisé sur le mystère du Pentagone où bcp d'éléments laissaient croire qu'il n'avait pas été frappé par l'avion en question (absence de vidéo, trou apparemment trop petit, débris dérisoires...), suscitant une débauche de scénarios conspirationnistes, d'autant plus inquiétants que le gouvernement US pouvait à tout moment prouver leur fausseté, du moins si tel était le cas, et laissait pourtant les rumeurs courir. En fin de compte, tout s'explique à peu près plausiblement à l'exception du guidage de l'avion : comment un pilote inapte a pu réussir un ensemble de manœuvres (virage de 330° pour atteindre la partie la moins vulnérable du pentagone, slalom pour éviter les immeubles et les pylônes, approche en rase-mottes...) hors de portée d'un pilote même très expérimenté...

Du côté du WTC, ya un mystère de taille : le bâtiment WTC 7 s'était effondré exactement comme par une entreprise de démolition au moyen d'explosifs judicieusement placés. Là, c strictement impossible à expliquer autrement: il n'a été heurté par aucun avion! Dans leur rapport, les ingénieurs de l'agence officielle FEMA le disent ouvertement: «la nature des feux du WTC 7 et comment ils ont causé l'effondrement du building restent inconnus à ce jour» («The ASCE's Equivocation»). Effectivement, il est difficile d'imaginer s'effondrer ce bâtiment, construit en 1987, de 47 étages, donc presque aussi haut que la Tour Montparnasse mais 5 fois plus massif, alors que seulement une fraction de 1 ou 2 étages est en feu et le hall défoncé par des débris de la tour nord (distante de 130m) projetés par les explosions, oups, pardon, son effondrement. Curieusement, le rapport de la Commission 11/9 ne mentionne même pas le WTC 7! 
Sur le plan ci-dessus, le WTC 7 est le bâtiment isolé, en haut. Le bâtiment intermédiaire WTC 6 ne s'est pas effondré sauf la partie juste à côté de la tour WTC 1, qui a été écrasée par ses débris. Au passage, le WTC 7 hébergeait notamment les services fiscaux qui enquêtaient sur les grands dossiers et la SEC (commission des opérations de bourse); les quelques incendies se sont justement déclarés à ces étages, sans parvenir à s'étendre! 

Cet effondrement plus que suspect a été le point de départ pour beaucoup de sceptiques. C'est aussi ce qui m'a fait basculer. Ensuite, divers articles bien documentés m'ont convaincu de ce que l'effondrement des tours résultait lui aussi forcément d'une démolition par des substances explosives, sinon des explosifs. Finalement, les pompiers de NY n'étaient pas idiots: ils savaient que les tours n'avaient en principe aucune raison de s'effondrer puisque les incendies avaient rapidement décru en intensité (la plupart du kérosène avait déflagré dans les premières secondes, et même, pour la 2eme tour, à l'extérieur) et que des incendies ailleurs bcp plus intenses et durables n'avaient jamais causé d'effondrement de tels immeubles. 

Donc, le bâtiment WTC 7 a été l'objet d'une entreprise de démolition, forcément planifiée... Si la démolition contrôlée a donc été possible pour le WTC 7, la chose incroyable et atterrante l'était aussi pour les tours elles-mêmes. Or, une telle démolition nécessite une longue préparation, une organisation, une expertise et des complicités totalement inaccessibles à quelques excités islamistes jugés incapables de piloter bien même un petit avion. Par contre, tout concourt à montrer que bcp de procédures avaient été adaptées subrepticement afin de la rendre possible par un petit groupe très haut-placé et une multitude d'exécutants complices à leur insu. Les concours de circonstances sont surréalistes. Ainsi, les équipes cynophiles sont retirées, la société de surveillance est celle du frère Bush, le niveau d'alerte du WTC est abaissé... Du côté de l'armée, les procédures d'interception sont alourdies, les chasseurs ne doivent plus franchir le mur du son, on avance au 11/9 six exercices de wargames qui ont lieu d'habitude en octobre, on interdit les armes dans le cockpit... Tout cela est parfaitement légal et officiel!

Le secret et la rétention d'informations sont ahurissants. Dès les attentats, le site est bouclé; même les ingénieurs de l'agence officielle FEMA ne peuvent pas y accéder, on interpelle des photographes, on déblaie le plus vite possible, le contenu des camions qui évacuent les poutres est passé au Kärcher, ces camions sont surveillés de très près, les 200 000 tonnes d'acier de haute qualité sont revendues à bas prix pour être (vite) refondues, en Inde ou en Chine... Les ingénieurs n'en pourront garder que 150 pièces à fins d'expertise (pour la sécurité des bâtiments), qu'ils ont dû choisir à la sauvette sur l'un des terrains d'entreposement transitoire. On apprendra ensuite que les autorités avaient conservé bcp de poutres de la partie basse pour un musée. Ces dernières n'ont aucun intérêt pour l'enquête mais les premières ont, malgré tout, livré quelques indices: l'analyse métallurgique de la FEMA note des traces inexplicables. Ces traces sont justement précisément celles que prévoit la thèse d'une démolition par explosifs... On ne peut pas dire que les ingénieurs (officiels, hein?) aient bâclé leur rapport: ils disent explicitement qu'ils ne parviennent pas à expliquer le phénomène (dans le cadre de la thèse officielle, s'entend) et qu'il faut des études complémentaires. Le très officiel rapport du NIST reconnaît, après analyse de la peinture et étude métallographique,  qu'aucune poutre ou pilier ne montre les signes d'une température supérieure à 250° («fire temperatures») mais spécule ensuite sur des déformations à 700°C, qui seules subsistent dans sa conclusion. Il estime que les feux observés ne dépassaient pas 300°C. Le NIST, malgré des hypothèses aussi pessimistes que possible, parvient à un facteur de marge de 2,2 pour un facteur de destruction de 20% à 30%. Les propres expériences du NIST confirment que les quatre specimen de poutres ont supporté la température maximale durant 2 heures sous les charges maximales sans s'affaisser. En revanche, on trouve de l'acier fondu (donc &gt;1500°C), ce qui est explicable dans le cadre d'une démolition. Le rapport détaillé du NIST (T5, p350-351), verbeux mais scrupuleux, mentionne ainsi 3 événements inhabituels (WTC2, étage 81, 9h35), avec un feu soudain, localisé et très intense, où il reconnaît «ne pas savoir ce qui est arrivé ni pourquoi»; précisément ce qui serait explicable par des substances fortement inflammables (thermite...) entreposées à dessein dans l'un des étages inoccupés. Comme on peut s'y attendre, le rapport de la Commission, elle, très politisée, occulte complètement ces questions. Il faut dire aussi que le budget total octroyé pour l'étude des attentats a été très inférieur à celui accordé pour l'affaire du sperme de Clinton...

Ben voilà; à mon sens, certaines choses sont (hélas) définitivement claires. Une lueur d'espoir: le candidat démocrate Dennis Kucinich veut la vérité sur le 11 septembre. Mais que feront les machines à voter? À moins que Dieu ne décide que le président Bush doit poursuivre la mission qu'il lui a assignée? («I'm driven with a mission from God»). 

Moins de la moitié des Américains croient encore à la thèse officielle. Pour ma part, le scenario 404 me semble terriblement réaliste et répond à toutes mes questions.

Mes sources
En français
voltairenet.org est parfois un peu délirant dans ses interprétations, et souvent très partisan, mais on y apprend plein de choses et les faits mentionnés ne sont jamais faux. 
le Pentagate JP Petit est pour ce dossier assez raisonnable et fournit une mine d'informations en français même si la thèse du missile me semble invraisemblable...

En anglais
J'ai compulsé des dizaines de sites anglais avant de trouver 9-11 Research, Journal of 911 studies et Architects &amp;amp; Engineers for 9/11 Truth, tenus par des universitaires et des ingénieurs. Leurs analyses, basés sur les faits établis, sont précises et extrêmement solides; je ne suis parvenu à trouver aucun point faible à leurs thèses. Ces &quot;sceptiques&quot; fournissent des liens vers un très grand nombre de sites, de l'officiel au &quot;conspirationniste&quot; (pour les critiquer), qu'il est inutile de reprendre ici.

Néanmoins, voici quelques articles ou sites spécialement intéressants
 Muslims Suspend Laws of Physics!
WTC 7
Patriots question 911 soutenu par 110+ Senior Military, Intelligence Service, Law Enforcement, and Government Officials, 240+ Engineers and Architects, 60+ Pilots and Aviation Professionals, 160+ Professors...
9-11 Review.com critique aussi les hypothèses qui s'avèrent erronées (notamment sur le &quot;missile&quot; du pentagone)
debunking 911 intéressant mais ne réfute que les conspirationnistes, pas vraiment les sceptiques...

wikipedia
Collapse of the World Trade Center présentation de la thèse officielle
9/11 Truth Movement un index assez complet
Controlled demolition hypothesis for the collapse of the WTC tente d'étouffer la thèse démolitionniste... pas trouvé certains articles cités, justement sur les points cruciaux (note 38, par ex.). Certains articles cités sont de la pure rhétorique arrogante et agressive (note 49, par ex.). L'ensemble est assez partisan.
9/11 conspiracy theories tente d'assimiler les &quot;sceptiques&quot; aux &quot;conspirationnistes&quot;...

NIST
Rapports extrêmement exhaustifs (43 volumes, &gt;10000 pages!) avec des descriptions scrupuleusement précises; cependant, les hypothèses et les modélisations sont toujours envisagées dans le cadre standard...
NIST Answers to Frequently Asked Questions (cf. la non-réponse à la question 9 et les réponses peu satisfaisantes aux suivantes)
Final Reports of the Federal Building and Fire Investigation of the WTC Disaster
Comprehensive presentation on NIST's WTC investigation
Introduction  - Analysis of Collapse of the WTC Towers  - Collapse Sequence of the WTC Towers  - Collapse of WTC 7  - Analysis of WTC Towers' Baseline Performance  - Life Safety (Evacuation, Emergency Response, Active Systems)
Building and Fire Safety Procedures and Practices  - Approach to Recommendations

Autres
Emperor's new clothes on 9/11 (partisan mais apparemment pas faux)
Scholars for 9/11 Truth
ReOpen911 (attention: contenu mal contrôlé et parfois douteux)

Deux films assez grand public avec des imprécisions et une interprétation souvent contestable 
Painful Deceptions
SEPTEMBER 11: Evidence to the Contrary REDUX 2006</description><content:encoded><![CDATA[<i>Un tel article ici, c'est un peu hors-sujet... je me restreins en principe aux questions politiques liées à l'homosexualité (d'où, fatalement, sur l'Église). Mais c important pour moi.</i><br />
<br />
J'ai encore passé plusieurs dizaines d'heures à étudier des documents sur les attentats du 11/9/2001, dont certains sont assez récents (2006 et même 2007 pour les plans d'architecte du WTC). Au cours du temps, ma position a bcp évolué. Peu après les événements, je me disais que les services américains étaient vraiment nullissimes: des militaires qui laissent 4 avions faire ce qu'ils veulent dans une zone vitale, des architectes qui sous-estiment grossièrement les risques, des secours qui ne s'aperçoivent pas que le bâtiment va s'effondrer... <br />
<br />
En 2004 (ou 2005?), je regardais à nouveau la question, avec notamment les rapports officiels et diverses pages Internet où des thèses conspirationnistes avaient fleuri entre-temps. Au-delà des interprétations parfois délirantes, il était alors clair que le gouvernement US faisait une incroyable rétention d'information et avait empêché systématiquement toute enquête indépendante. Cela contrastait avec les images haute résolution des décombres, très tôt disponibles, qui m'avaient donné l'impression d'une transparence exemplaire. Ainsi, après avoir prétendu qu'il n'existait pas de film de la frappe du Pentagone, les autorités ont finalement fourni quelques images d'une vidéo lacunaire, où l'on ne voit aucun avion! C'est évidemment grotesque de vouloir faire croire que le Pentagone n'était surveillé que par une webcam de parking. J'arrivai donc à la conclusion que le gouvernement US avait laissé faire les attentats dans des buts géopolitiques de justification d'interventions extérieures.<br />
<br />
En 2007, donc, je reprends le dossier et l'approfondis. Comme bcp, je m'étais focalisé sur le mystère du Pentagone où bcp d'éléments laissaient croire qu'il n'avait pas été frappé par l'avion en question (absence de vidéo, trou apparemment trop petit, débris dérisoires...), suscitant une débauche de scénarios conspirationnistes, d'autant plus inquiétants que le gouvernement US pouvait à tout moment prouver leur fausseté, du moins si tel était le cas, et laissait pourtant les rumeurs courir. En fin de compte, tout s'explique à peu près plausiblement à l'exception du guidage de l'avion&nbsp;: comment un pilote inapte a pu réussir un ensemble de manœuvres (virage de 330° pour atteindre la partie la moins vulnérable du pentagone, slalom pour éviter les immeubles et les pylônes, approche en rase-mottes...) hors de portée d'un pilote même très expérimenté...<br />
<br />
Du côté du WTC, ya un mystère de taille&nbsp;: le <a href=http://www.911research.wtc7.net/sept11/analysis/anomalies.html>bâtiment WTC&nbsp;7</a> s'était effondré exactement comme par une entreprise de démolition au moyen d'explosifs judicieusement placés. Là, c strictement impossible à expliquer autrement: il n'a été heurté par aucun avion! Dans leur rapport, les ingénieurs de l'agence <i>officielle</i> FEMA le disent ouvertement: «la nature des feux du WTC&nbsp;7 et comment ils ont causé l'effondrement du building restent inconnus à ce jour» (<a href=http://911research.wtc7.net/essays/nist/>«The ASCE's Equivocation»</a>). Effectivement, il est difficile d'imaginer s'effondrer ce bâtiment, construit en 1987, de 47 étages, donc presque aussi haut que la Tour Montparnasse mais 5 fois plus massif, alors que seulement une fraction de 1 ou 2 étages est en feu et le hall défoncé par des débris de la tour nord (distante de 130m) projetés par les explosions, oups, pardon, son effondrement. Curieusement, le rapport de la <small>C</small>om<small>m</small>ission 11/9 ne mentionne même pas le WTC&nbsp;7! <br />
<center><a href=http://en.wikipedia.org/wiki/World_Trade_Center#September_11.2C_2001><img src=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1e/WTC_Building_Arrangement_and_Site_Plan.svg/300px-WTC_Building_Arrangement_and_Site_Plan.svg.png></a></center>Sur le plan ci-dessus, le WTC&nbsp;7 est le bâtiment isolé, en haut. Le bâtiment intermédiaire WTC&nbsp;6 ne s'est pas effondré sauf la partie juste à côté de la tour WTC&nbsp;1, qui a été écrasée par ses débris. Au passage, le WTC&nbsp;7 hébergeait notamment les services fiscaux qui enquêtaient sur les grands dossiers et la SEC (commission des opérations de bourse); les quelques incendies se sont justement déclarés à ces étages, sans parvenir à s'étendre! <br />
<br />
Cet effondrement plus que suspect a été le point de départ pour beaucoup de <a href=http://www.wtc7.net/>sceptiques</a>. C'est aussi ce qui m'a fait basculer. Ensuite, divers articles bien documentés m'ont convaincu de ce que l'effondrement des tours résultait lui aussi forcément d'une démolition par des substances explosives, sinon des explosifs. Finalement, les pompiers de NY n'étaient pas idiots: ils savaient que les tours n'avaient en principe aucune raison de s'effondrer puisque les incendies avaient rapidement décru en intensité (la plupart du kérosène avait déflagré dans les premières secondes, et même, pour la 2eme tour, à l'extérieur) et que des incendies ailleurs bcp plus intenses et durables n'avaient jamais causé d'effondrement de tels immeubles. <br />
<br />
Donc, le bâtiment WTC&nbsp;7 a été l'objet d'une entreprise de démolition, forcément planifiée... Si la démolition contrôlée a donc été possible pour le WTC&nbsp;7, la chose incroyable et atterrante l'était aussi pour les tours elles-mêmes. Or, une telle démolition nécessite une longue préparation, une organisation, une expertise et des complicités totalement inaccessibles à quelques excités islamistes jugés incapables de piloter bien même un petit avion. Par contre, tout concourt à montrer que bcp de procédures avaient été adaptées subrepticement afin de la rendre possible par un petit groupe très haut-placé et une multitude d'exécutants complices à leur insu. Les concours de circonstances sont surréalistes. Ainsi, les équipes cynophiles sont retirées, la société de surveillance est celle du frère Bush, le niveau d'alerte du WTC est abaissé... Du côté de l'armée, les procédures d'interception sont alourdies, les chasseurs ne doivent plus franchir le mur du son, on avance au 11/9 <i>six</i> exercices de <a href=http://www.911research.wtc7.net/planes/defense/wargames.html>wargames</a> qui ont lieu d'habitude en octobre, on <a href=http://www.911research.wtc7.net/sept11/disarm.html>interdit les armes dans le cockpit</a>... Tout cela est parfaitement légal et officiel!<br />
<br />
Le secret et la rétention d'informations sont ahurissants. Dès les attentats, le site est bouclé; même les ingénieurs de l'agence <i>officielle</i> FEMA ne peuvent pas y accéder, on interpelle des photographes, on déblaie le plus vite possible, le contenu des camions qui évacuent les poutres est passé au Kärcher, ces camions sont surveillés de très près, les 200&nbsp;000 tonnes d'acier de haute qualité sont revendues à bas prix pour être (vite) refondues, en Inde ou en Chine... Les ingénieurs n'en pourront garder que 150 pièces à fins d'expertise (pour la sécurité des bâtiments), qu'ils ont dû choisir à la sauvette sur l'un des terrains d'entreposement transitoire. On apprendra ensuite que les autorités avaient conservé bcp de poutres de la partie basse pour un musée. Ces dernières n'ont aucun intérêt pour l'enquête mais les premières ont, malgré tout, livré quelques indices: l'analyse métallurgique de la FEMA note des traces <a href=http://www.fema.gov/pdf/library/fema403_apc.pdf>inexplicables</a>. Ces traces sont justement précisément celles que prévoit la thèse d'une <a href=http://www.911research.wtc7.net/wtc/evidence/metallurgy/index.html>démolition par explosifs</a>... On ne peut pas dire que les ingénieurs (officiels, hein?) aient bâclé leur rapport: ils disent explicitement qu'ils ne parviennent pas à expliquer le phénomène (dans le cadre de la thèse officielle, s'entend) et qu'il faut des études complémentaires. Le très officiel rapport du NIST reconnaît, après analyse de la peinture et étude métallographique,  qu'aucune poutre ou pilier ne montre les signes d'une température supérieure à 250° (<a href=http://911research.wtc7.net/essays/nist/>«fire temperatures»</a>) mais spécule ensuite sur des déformations à 700°C, qui seules subsistent dans sa conclusion. Il estime que les feux observés ne dépassaient pas 300°C. Le NIST, malgré des hypothèses aussi pessimistes que possible, parvient à un facteur de marge de 2,2 pour un facteur de destruction de 20% à 30%. Les propres expériences du <a href=http://www.reopen911.org/ReOpen911_2007Archive/WhyIndeed09.pdf>NIST confirment</a> que les quatre specimen de poutres ont supporté la température maximale durant 2 heures sous les charges maximales sans s'affaisser. En revanche, on trouve de l'acier fondu (donc >1500°C), ce qui est explicable dans le cadre d'une démolition. Le rapport détaillé du NIST (T5, p350-351), verbeux mais scrupuleux, mentionne ainsi 3 événements inhabituels (WTC2, étage 81, 9h35), avec un feu soudain, localisé et très intense, où il reconnaît «ne pas savoir ce qui est arrivé ni pourquoi»; précisément ce qui serait explicable par des substances fortement inflammables (thermite...) entreposées à dessein dans l'un des étages inoccupés. Comme on peut s'y attendre, le rapport de la Commission, elle, très politisée, occulte complètement ces questions. Il faut dire aussi que le budget total octroyé pour l'étude des attentats a été très inférieur à celui accordé pour l'affaire du sperme de Clinton...<br />
<br />
Ben voilà; à mon sens, certaines choses sont (hélas) définitivement claires. Une lueur d'espoir: <a href=http://www.voltairenet.org/article152122.html>le candidat démocrate Dennis Kucinich veut la vérité sur le 11 septembre</a>. Mais que feront les machines à voter? À moins que Dieu ne décide que le président Bush doit poursuivre la mission qu'il lui a assignée? («I'm driven with a mission from God»). <br />
<br />
Moins de la moitié des Américains croient encore à la thèse officielle. Pour ma part, le <a href=http://www.911research.wtc7.net/sept11/analysis/scenario404.html>scenario 404</a> me semble terriblement réaliste et répond à toutes mes questions.<br />
<br />
<h3>Mes sources</h3><br />
<b>En français</b><br />
<a href=http://www.voltairenet.org/mot37.html?lang=fr>voltairenet.org</a> est parfois un peu délirant dans ses interprétations, et souvent très partisan, mais on y apprend plein de choses et les faits mentionnés ne sont jamais faux. <br />
<a href=http://www.jp-petit.org/Divers/PENTAGATE/Pentagate0.htm>le Pentagate</a> JP Petit est <i>pour ce dossier</i> assez raisonnable et fournit une mine d'informations <i>en français</i> même si la thèse du missile me semble invraisemblable...<br />
<br />
<b>En anglais</b><br />
J'ai compulsé des dizaines de sites anglais avant de trouver <a href=http://www.911research.wtc7.net/index.html>9-11 Research</a>, <a href=http://www.journalof911studies.com/>Journal of 911 studies</a> et <a http://www.ae911truth.org/>Architects & Engineers for 9/11 Truth</a>, tenus par des universitaires et des ingénieurs. Leurs analyses, basés sur les faits établis, sont précises et extrêmement solides; je ne suis parvenu à trouver aucun point faible à leurs thèses. Ces "sceptiques" fournissent des liens vers un très grand nombre de sites, de l'officiel au "conspirationniste" (pour les critiquer), qu'il est inutile de reprendre ici.<br />
<br />
Néanmoins, voici quelques articles ou sites spécialement intéressants<br />
<a href=http://www.public-action.com/911/jmcm/physics_1-.html> Muslims Suspend Laws of Physics!</a><br />
<a href=http://www.wtc7.net/articles/FEMA/WTC_ch5.htm>WTC 7</a><br />
<a href=http://patriotsquestion911.com/>Patriots question 911</a> soutenu par 110+ Senior Military, Intelligence Service, Law Enforcement, and Government Officials, 240+ Engineers and Architects, 60+ Pilots and Aviation Professionals, 160+ Professors...<br />
<a href=http://911review.com/index.html>9-11 Review<b>.com</b></a> critique aussi les hypothèses qui s'avèrent erronées (notamment sur le <a href=http://911review.com/errors/pentagon/turbofans.html>"missile" du pentagone</a>)<br />
<a href=http://www.debunking911.com/index.html>debunking 911</a> intéressant mais ne réfute que les conspirationnistes, pas vraiment les sceptiques...<br />
<br />
<b>wikipedia</b><br />
<a href=http://en.wikipedia.org/wiki/Collapse_of_the_World_Trade_Center>Collapse of the World Trade Center</a> présentation de la thèse officielle<br />
<a href=http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_Truth_Movement>9/11 Truth Movement</a> un index assez complet<br />
<a href=http://en.wikipedia.org/wiki/Controlled_demolition_hypothesis_for_the_collapse_of_the_World_Trade_Center>Controlled demolition hypothesis for the collapse of the WTC</a> tente d'étouffer la thèse démolitionniste... pas trouvé certains articles cités, justement sur les points cruciaux (note 38, par ex.). Certains articles cités sont de la pure rhétorique arrogante et agressive (note 49, par ex.). L'ensemble est assez partisan.<br />
<a href=http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_conspiracy_theories>9/11 conspiracy theories</a> tente d'assimiler les "sceptiques" aux "conspirationnistes"...<br />
<br />
<b>NIST</b><br />
Rapports extrêmement exhaustifs (43 volumes, >10000 pages!) avec des descriptions scrupuleusement précises; cependant, les hypothèses et les modélisations sont toujours envisagées dans le cadre standard...<br />
<a href=http://wtc.nist.gov/pubs/factsheets/faqs_8_2006.htm>NIST Answers to Frequently Asked Questions</a> (cf. la non-réponse à la question 9 et les réponses peu satisfaisantes aux suivantes)<br />
<a href=http://wtc.nist.gov/reports_october05.htm>Final Reports of the Federal Building and Fire Investigation of the WTC Disaster</a><br />
<strong>Comprehensive presentation on NIST's WTC investigation</strong><br />
<a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC_Part%20I_Introduction.pdf">Introduction</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC_Part%20IIA_WTC_Collapse_Analysis_Final.pdf">Analysis of Collapse of the WTC Towers</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC_Part_IIB_CollapseSequence_Final.pdf">Collapse Sequence of the WTC Towers</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC%20Part%20IIC%20-%20WTC%207%20Collapse%20Final.pdf">Collapse of WTC 7</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC%20Part%20III%20-%20Baseline%20Final.pdf">Analysis of WTC Towers' Baseline Performance</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC%20Part%20IV%20-%20Life%20Safety%20Final.pdf">Life Safety (Evacuation, Emergency Response, Active Systems)</a><br />
<a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC%20Part%20V%20-%20Practices.pdf">Building and Fire Safety Procedures and Practices</a>&nbsp; - <a href="http://wtc.nist.gov/pubs/WTC%20Part%20VI%20-%20Recommendations.pdf">Approach to Recommendations</a><br />
<br />
<b>Autres</b><br />
<a href=http://emperors-clothes.com/indict/911page.htm>Emperor's new clothes on 9/11</a> (partisan mais apparemment pas faux)<br />
<a href=http://www.911scholars.org/>Scholars for 9/11 Truth</a><br />
<a href=http://www.reopen911.org/ReOpen911_2007Archive/index.htm>ReOpen911</a> (attention: contenu mal contrôlé et parfois douteux)<br />
<br />
Deux <b>films</b> assez grand public avec des imprécisions et une interprétation souvent contestable <br />
<a href=http://video.google.com/videoplay?docid=1336167662031629480>Painful Deceptions</a><br />
<a href=http://video.google.com/videoplay?docid=6545313046180631815>SEPTEMBER 11: Evidence to the Contrary REDUX 2006</a>]]></content:encoded><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20071027123846/119/</link><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-10-27T12:38:46+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.valerio.gayattitude.com/20071022124018/pastorale-homophobique/"><title>[valerio] Pastorale homophobique</title><description>CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
«LETTRE AUX ÉVÊQUES DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE SUR LA PASTORALE À L'ÉGARD DES PERSONNES HOMOSEXUELLES
...
La saine réaction contre les injustices commises envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune manière conduire à affirmer que la condition homosexuelle n'est pas désordonnée. Quand on accueille de telles affirmations et dès lors admet comme bonne l'activité homosexuelle, ou quand on introduit une législation civile pour protéger un comportement auquel nul ne peut revendiquer un droit quelconque, ni l'Église ni la société dans son ensemble ne devraient s'étonner que d'autres opinions et pratiques déviantes gagnent également du terrain et que croissent les réactions irrationnelles et violentes.
...

A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 1er octobre 1986.
JOSEPH CARDINAL RATZINGER
»
Texte complet sur le site du Vatican

Ça me rappelle un texte nazi vers les années 30 qui expliquait que les Juifs pouvaient être respectables mais qu'ils ne devaient pas s'étonner d'être pogromisés s'ils s'adonnaient à des activités telles que le commerce et s'enrichissaient...

En 2003, il persiste et signe:

« CONSIDÉRATIONS À PROPOS DES PROJETS DE RECONNAISSANCE JURIDIQUE DES UNIONS ENTRE PERSONNES HOMOSEXUELLES
...
Une chose est que chaque citoyen puisse réaliser librement les activités pour lesquelles il éprouve de l'intérêt, quand en général de telles activités font partie des droits et des libertés civils communs; autre chose, et bien différente, est que des activités, sans apport significatif ni positif pour le développement de la personne et de la société, puissent recevoir de l'État une reconnaissance juridique spécifique et qualifiée. Même en un sens analogique lointain, les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.
...
L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. 
...
Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 3 juin 2003.
Joseph Card. Ratzinger, Préfet
»
Texte complet sur le site du Vatican

Ça a le mérite d'être clair, non?
Mais, bon, ya bien des Juifs néo-nazis...</description><content:encoded><![CDATA[CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI<br />
«LETTRE AUX ÉVÊQUES DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE SUR LA PASTORALE À L'ÉGARD DES PERSONNES HOMOSEXUELLES<br />
...<br />
La saine réaction contre les injustices commises envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune manière conduire à affirmer que la condition homosexuelle n'est pas désordonnée. Quand on accueille de telles affirmations et dès lors admet comme bonne l'activité homosexuelle, ou quand on introduit une législation civile pour protéger un comportement auquel nul ne peut revendiquer un droit quelconque, ni l'Église ni la société dans son ensemble ne devraient s'étonner que d'autres opinions et pratiques déviantes gagnent également du terrain et <b>que croissent les réactions irrationnelles et violentes</b>.<br />
...<br />
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A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 1er octobre 1986.<br />
JOSEPH CARDINAL RATZINGER<br />
»<br />
<a href=http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19861001_homosexual-persons_fr.html>Texte complet sur le site du Vatican</a><br />
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Ça me rappelle un texte nazi vers les années 30 qui expliquait que les Juifs pouvaient être respectables mais qu'ils ne devaient pas s'étonner d'être pogromisés s'ils s'adonnaient à des activités telles que le commerce et s'enrichissaient...<br />
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En 2003, il persiste et signe:<br />
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« CONSIDÉRATIONS À PROPOS DES PROJETS DE RECONNAISSANCE JURIDIQUE DES UNIONS ENTRE PERSONNES HOMOSEXUELLES<br />
...<br />
Une chose est que chaque citoyen puisse réaliser librement les activités pour lesquelles il éprouve de l'intérêt, quand en général de telles activités font partie des droits et des libertés civils communs; autre chose, et bien différente, est que des activités, sans apport significatif ni positif pour le développement de la personne et de la société, puissent recevoir <b>de l'État une reconnaissance juridique</b> spécifique et qualifiée. Même en un sens analogique lointain, les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que <b>de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine</b>, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.<br />
...<br />
L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles <b>ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles</b>. <br />
...<br />
Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 3 juin 2003.<br />
Joseph Card. Ratzinger, Préfet<br />
»<br />
<a href=http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20030731_homosexual-unions_fr.html>Texte complet sur le site du Vatican</a><br />
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<h2>Ça a le mérite d'être clair, non?</h2><br />
Mais, bon, ya bien des Juifs néo-nazis...]]></content:encoded><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20071022124018/pastorale-homophobique/</link><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-10-22T12:40:18+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.valerio.gayattitude.com/20071011214403/bonne-nuit-coreenne/"><title>[valerio] Bonne nuit (coréenne)</title><description>Dans le paradis communiste, vous ne risquez pas d'oublier d'éteindre la lumière et vous n'avez certainement pas besoin de rideaux pour masquer la lumière des lampadaires :


Ce doit être effectivement le paradis... pour les astronomes.

Kim Jong-il: Internet Expert
Kim Jong-il claims to be the world's Internet expert; Al Gore jealous...</description><content:encoded><![CDATA[Dans le paradis communiste, vous ne risquez pas d'oublier d'éteindre la lumière et vous n'avez certainement pas besoin de rideaux pour masquer la lumière des lampadaires :<br />
<center><a href=http://images.dailytech.com/nimage/6241_large_dprk-dmsp-dark-old.jpg><img src=http://images.dailytech.com/nimage/6241_dprk-dmsp-dark-old.jpg></a><br />
</center><br />
Ce doit être effectivement le paradis... pour les astronomes.<br />
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<A href="http://www.dailytech.com/Kim+Jongil+Internet+Expert/article9182.htm">Kim Jong-il: Internet Expert</A><br />
Kim Jong-il claims to be the world's Internet expert; Al Gore jealous...]]></content:encoded><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20071011214403/bonne-nuit-coreenne/</link><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-10-11T21:44:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071005094512/pensee-a-09h43/"><title>[le-dandy] Pensée à 09h43</title><description>Pensée que j 'ai eue dans le métro, à la vue du comportement de certaines et certains quidam, pensée empruntée à Chateaubriand

&quot;En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux.&quot;

Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien...
</description><content:encoded><![CDATA[Pensée que j 'ai eue dans le métro, à la vue du comportement de certaines et certains quidam, pensée empruntée à Chateaubriand<br />
<br />
"En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux."<br />
<br />
Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien...<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071005094512/pensee-a-09h43/</link><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-10-05T09:45:12+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.aldebaran77.gayattitude.com/20070929131215/vers-aldebaran/"><title>[Aldebaran77] Vers Aldebaran</title><description>Pourquoi avoir choisi Aldebaran comme pseudo ? Non, pas à cause des Chevaliers du Zodia-a-que (qui s'en vont toujours à l'atta-a-que), même si je suis de la génération du Club Dorothée. Non, j'ai choisi ce nom d'abord parce que je le trouve très beau, sa sonorité est poétique et chantante, et évoque pour moi le mystère et la profondeur. Ensuite, parce qu'Aldebaran est l'étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, mon signe zodiacal (même si je suis agnostique en astrologie…).
Et puis, surtout, parce que je suis, depuis toujours, passionné d'astronomie (à ne pas confondre avec « astrologie », svp) (astronome amateur, je précise). La contemplation des étoiles m'a toujours apporté une soif de curiosité et de découvertes, un sentiment de plénitude. Et puis, les immensités étoilées me disent que je suis «un néant à l'égard de l'infini, un tout l'égard du néant, un milieu entre rien et tout », comme le dit Blaise Pascal dans ses Pensées. Savoir que je tourne autour d'un des milliards de soleils de notre Galaxie, qui est une parmi les milliards de galaxies qui peuplent l'Univers relativise pas mal de problèmes… tout en soulignant le privilège que j'ai de pouvoir réfléchir à ma situation par rapport à l'Univers.. Comme chrétien, je ne peux qu'être émerveillé de la beauté de cette Création. Mais comme scientifique, la connaissance du ciel est aussi excitante et exaltante (voire jouissive) : quoi de plus passionnant que de découvrir de nouveaux horizons, et surtout si ceux-ci sont larges de plusieurs années-lumière. Quoi de plus beau que de contempler un monde en formation perpétuelle ?
Dernière raison qui m'a invité à choisi ce pseudo, c'est une œuvre du compositeur français Olivier Messiaen, Des canyons aux étoiles…, longue méditation musicale qui prend pour décor l'Amérique et ses paysages extraordinaires – notamment ceux de l'Utah et le ciel étoile. Pour Messiaen, Aldebaran symbolise le paradis, et il en fait une merveilleuse description musicale dans la septième pièce, « Les ressuscités et le chant de l'étoile Aldebaran », musique transparente, pure, lumineuse, peuplée d'oiseaux merveilleux dont Messiaen a le secret du chant. Alors, quoi de plus normal que de me mettre sous le signe de la rouge Aldebaran ?
</description><content:encoded><![CDATA[Pourquoi avoir choisi Aldebaran comme pseudo ? Non, pas à cause des Chevaliers du Zodia-a-que (qui s’en vont toujours à l’atta-a-que), même si je suis de la génération du Club Dorothée. Non, j’ai choisi ce nom d’abord parce que je le trouve très beau, sa sonorité est poétique et chantante, et évoque pour moi le mystère et la profondeur. Ensuite, parce qu’Aldebaran est l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, mon signe zodiacal (même si je suis agnostique en astrologie…).<br />
Et puis, surtout, parce que je suis, depuis toujours, passionné d’astronomie (à ne pas confondre avec « astrologie », svp) (astronome amateur, je précise). La contemplation des étoiles m’a toujours apporté une soif de curiosité et de découvertes, un sentiment de plénitude. Et puis, les immensités étoilées me disent que je suis «un néant à l'égard de l'infini, un tout l'égard du néant, un milieu entre rien et tout », comme le dit Blaise Pascal dans ses Pensées. Savoir que je tourne autour d’un des milliards de soleils de notre Galaxie, qui est une parmi les milliards de galaxies qui peuplent l’Univers relativise pas mal de problèmes… tout en soulignant le privilège que j’ai de pouvoir réfléchir à ma situation par rapport à l’Univers.. Comme chrétien, je ne peux qu’être émerveillé de la beauté de cette Création. Mais comme scientifique, la connaissance du ciel est aussi excitante et exaltante (voire jouissive) : quoi de plus passionnant que de découvrir de nouveaux horizons, et surtout si ceux-ci sont larges de plusieurs années-lumière. Quoi de plus beau que de contempler un monde en formation perpétuelle ?<br />
Dernière raison qui m’a invité à choisi ce pseudo, c’est une œuvre du compositeur français Olivier Messiaen, Des canyons aux étoiles…, longue méditation musicale qui prend pour décor l’Amérique et ses paysages extraordinaires – notamment ceux de l’Utah et le ciel étoile. Pour Messiaen, Aldebaran symbolise le paradis, et il en fait une merveilleuse description musicale dans la septième pièce, « Les ressuscités et le chant de l’étoile Aldebaran », musique transparente, pure, lumineuse, peuplée d’oiseaux merveilleux dont Messiaen a le secret du chant. Alors, quoi de plus normal que de me mettre sous le signe de la rouge Aldebaran ?<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.aldebaran77.gayattitude.com/20070929131215/vers-aldebaran/</link><dc:creator>Aldebaran77</dc:creator><dc:date>2007-09-29T13:12:15+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.aldebaran77.gayattitude.com/20070929130142/musique-silencieuse-meditation-pour-un-jour-gris/"><title>[Aldebaran77] Musique silencieuse : méditation pour un jour gris</title><description>


Jour gris. Le Stabat Mater d'Arvo Pärt dans les oreilles, je médite. Et puis, il y a ces paroles de Ramuz qui me reviennent : 

« 14 mai : Ascension. Vers les sept heures, j'ai ouvert ma fenêtre. Il pleuvignait. Un ciel gris. Mais les oiseaux ne voulaient pas se taire.J'écoute avec nouveauté, je regarde aussi avec des yeux neufs : c'est le don du matin, c'est quand on ressuscite. Et le chant des oiseaux redevient musique ; je le réincorpore au spectacle dont il n'est plus que l'accompagnement : il rentre dans le système, il redevient béatitude. […] Poussant plus avant, on distingue obscurément que toute la nature n'est qu'une espèce de liturgie et qu'elle n'a pour fonction que de célébrer quelqu'un ou quelque chose (de se célébrer elle-même), avec persévérance et obstination. Jusqu'aux astres dans les cieux qui tournent perpétuellement sur eux-mêmes avec leur grande musique silencieuse par quoi ils se louent d'exister ; et puis, à présent, sur la terre, ces cloches, elles aussi singulièrement monotones, mais qui sont un nouvel apport à l'applaudissement universel. » (extrait de son Journal)

Retour à Pärt. Musique minimale, comme suspendue dans les airs. Trois voix, trois instruments à cordes, c'est tout. Et 25 minutes d'éternité… La première fois que j'ai entendu de la musique de ce compositeur estonien contemporain (il a 72 ans), je me suis dit : « Voilà, c'est ça ! ». Inexplicable attirance pour cet univers musical si étrange et en même temps si proche. Musique paradoxale : si ascétique, et pourtant si puissante, si impersonnelle et pourtant si émouvante, si peu descriptive, et pourtant mettant si bien en valeur ce texte extraordinaire du Stabat Mater ?  Peut-être que c'est finalement ça, la « musique silencieuse » à laquelle faisait allusion Ramuz ?

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/l/aldebaran77/20070925-42638868146f97e9dba73a.jpg" width="400" height="603" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Jour gris. Le Stabat Mater d’Arvo Pärt dans les oreilles, je médite. Et puis, il y a ces paroles de Ramuz qui me reviennent : <br />
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« 14 mai : Ascension. Vers les sept heures, j’ai ouvert ma fenêtre. Il pleuvignait. Un ciel gris. Mais les oiseaux ne voulaient pas se taire.J’écoute avec nouveauté, je regarde aussi avec des yeux neufs : c’est le don du matin, c’est quand on ressuscite. Et le chant des oiseaux redevient musique ; je le réincorpore au spectacle dont il n’est plus que l’accompagnement : il rentre dans le système, il redevient béatitude. […] Poussant plus avant, on distingue obscurément que toute la nature n’est qu’une espèce de liturgie et qu’elle n’a pour fonction que de célébrer quelqu’un ou quelque chose (de se célébrer elle-même), avec persévérance et obstination. Jusqu’aux astres dans les cieux qui tournent perpétuellement sur eux-mêmes avec leur grande musique silencieuse par quoi ils se louent d’exister ; et puis, à présent, sur la terre, ces cloches, elles aussi singulièrement monotones, mais qui sont un nouvel apport à l’applaudissement universel. » (extrait de son Journal)<br />
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Retour à Pärt. Musique minimale, comme suspendue dans les airs. Trois voix, trois instruments à cordes, c’est tout. Et 25 minutes d’éternité… La première fois que j’ai entendu de la musique de ce compositeur estonien contemporain (il a 72 ans), je me suis dit : « Voilà, c’est ça ! ». Inexplicable attirance pour cet univers musical si étrange et en même temps si proche. Musique paradoxale : si ascétique, et pourtant si puissante, si impersonnelle et pourtant si émouvante, si peu descriptive, et pourtant mettant si bien en valeur ce texte extraordinaire du Stabat Mater ?  Peut-être que c’est finalement ça, la « musique silencieuse » à laquelle faisait allusion Ramuz ?<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/l/aldebaran77/20070925-92705084046f97f0068217.jpg" width="450" height="338" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.aldebaran77.gayattitude.com/20070929130142/musique-silencieuse-meditation-pour-un-jour-gris/</link><dc:creator>Aldebaran77</dc:creator><dc:date>2007-09-29T13:01:42+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.valerio.gayattitude.com/20070921003934/god-n-aime-pas-les-godes/"><title>[valerio] God n'aime pas les godes</title><description>«Émile F…, sera condamné à neuf mois de prison attendu [...] qu'il a fabriqué, détenu en vue d'en faire commerce, transporté, vendu, offert, même non publiquement, des godmichets (sic), objets contraires aux bonnes mœurs».

Oui, cela se passe bien en France, quoique en 1971, sous le règne de Pompidou, qui voulait par contre développer la France en corsetant Paris d'autoroutes. Cf. La chasse aux godes par Baptiste Coulmont.

Évidemment, la notion de «bonnes mœurs», qui subsiste encore de nos jours sous une forme heureusement atténuée, est inspirée directement des obsessions religieuses liées à la notion moyen-âgeuse de péché. Très heureusement, «la &quot;maison Europe&quot; dérive vers &quot;un matérialisme théorique et pratique&quot;, passe &quot;de la tolérance à une indifférence privée de références à des valeurs permanentes&quot;». (discours du pape Benoît XVI dénonçant le «modèle de vie» européen). Bien que je partage certaines de ces «valeurs», je me dis qu'il vaudrait mieux se débarrasser de toutes ces «racines», étant donné l'usage qui en est fait, soit, avec la dernière hypocrisie, pour couvrir des exactions, soit pour criminaliser des actes essentiellement inoffensifs.</description><content:encoded><![CDATA[«Émile F…, sera condamné à <b>neuf mois de prison</b> attendu [...] qu’il a fabriqué, détenu en vue d’en faire commerce, transporté, vendu, offert, même non publiquement, des <b>godmichets (sic), objets contraires aux bonnes mœurs</b>».<br />
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Oui, cela se passe bien en France, quoique en 1971, sous le règne de Pompidou, qui voulait par contre développer la France en corsetant Paris d'autoroutes. Cf. <a href=http://coulmont.com/blog/2007/09/20/la-chasse-aux-godes/#comments>La chasse aux godes</a> par Baptiste Coulmont.<br />
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Évidemment, la notion de «bonnes mœurs», qui subsiste encore de nos jours sous une forme heureusement atténuée, est inspirée directement des obsessions religieuses liées à la notion moyen-âgeuse de péché. Très heureusement, «la "maison Europe" dérive vers "un matérialisme théorique et pratique", passe "de la tolérance à une indifférence privée de références à des valeurs permanentes"». (discours du pape Benoît XVI dénonçant le «modèle de vie» européen). Bien que je partage certaines de ces «valeurs», je me dis qu'il vaudrait mieux se débarrasser de toutes ces «racines», étant donné l'usage qui en est fait, soit, avec la dernière hypocrisie, pour couvrir des exactions, soit pour criminaliser des actes essentiellement inoffensifs.]]></content:encoded><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20070921003934/god-n-aime-pas-les-godes/</link><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-09-21T00:39:34+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20070913013930/pensee-a-1h37/"><title>[le-dandy] Pensée à 1h37</title><description>Ceux qui ne savent pas donner ne savent pas ce qu'ils perdent...</description><content:encoded><![CDATA[Ceux qui ne savent pas donner ne savent pas ce qu'ils perdent...]]></content:encoded><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20070913013930/pensee-a-1h37/</link><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-09-13T01:39:30+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.encolpe.gayattitude.com/20070911201145/central-europe/"><title>[encolpe] CENTRAL EUROPE</title><description>

CENTRAL EUROPE : Symphonie pour le libre-arbitre


Trente ans après « Un tombeau pour Boris Davidovitch » de Danilo Kis , William T. Vollmann publie « Central Europe » en affichant la référence en dédicace et en reprenant la vision kaleïsdocopique pour s'attacher cette fois aux deux totalitarismes, ceux de l'Allemagne nazie et de la Russie stalinienne.

Central Europe est une suite habilement connectée d'histoires,  de récits, de portraits d'allemands, de russes, militaires, généraux, artistes, peintre, cinéaste ou compositeur, tous plus ou moins réels parfois tout à fait du domaine fictionnel. Sans condamnation morale, sans exhibitionnisme, le livre peint la façon dont ces hommes et femmes ont réagi aux situations impossibles de l'époque du « somnambule » et du « réaliste », leur caoacité à se créer un peu d'espace pour respirer et survivre ,fût-ce au prix de leur honneur.

On y croise Kähe Kollwitz sculpteur allemande émouvante et manipulée, Paulus le général allemand fidèle au fürher jusqu'à la reddition. Son pendant russe le général Vlassov héros des premiers combats ,passé au camp opposé, Kurt Gerstein le nazi paradoxal plongé dans la machine infernale , qui rêve de révéler au monde l'horreur de la solution finale et se consume de son impuissance. Au dessus de cette fourmilière plane l'histoire du triangle amoureux ,Roman Karmen le cinéaste, Dimitri Chostakovitch le compositeur et Elena Konstantinovskaïa .La belle Eléna que tous convoitent est le personnage positif colonne  vertébrale du livre : elle est l'Europe.

Chostakovitch en est le personnage emblématique. Toujours enclin à dire non il n'est jamais capable de le prononcer. Il inscrit sans cesse des références subversives dans ces compositions de commande. Va jusqu'à y inclure des musiques juives en hommage aux victimes du stalinisme . Fait pour finir allégeance au Parti : reddition ou ultime pied de nez pour que survive et se libère son œuvre ? Le magnifique chapitre « Opus 110 » est le sommet du livre.
Ce livre profondément humain, qui est aussi une réflexion sur la place de l'art et de l'artiste  est avant tout une symphonie au libre-arbitre, dût-il s'accomplir dans le pires actes…

Symphonie car ce tour de force littéraire doit beaucoup à la forme musicale : moments calmes , déchaînements d'orchestre, douces cordes, envolées baroques, tonnerres de cuivres. Les références musicales sont nombreuses  non seulement à la musique de Chostakovitch dans la partie russe ,mais à celle de Wagner pour la partie allemande , en particulier à Parsifal et au Ring . Déjà en exergue le mot de Chostakovitch  résumait ce livre : 

          « La majorité de mes symphonies sont des pierres tombales »
                                                          
                                                                                                            Celles des héros ,des traîtres, des monstres, des artistes ,des hommes libres…
    
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/n/encolpe/20071023-1446145972471dee29d85d4.jpg" width="240" height="240" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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CENTRAL EUROPE : Symphonie pour le libre-arbitre<br />
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Trente ans après « Un tombeau pour Boris Davidovitch » de Danilo Kis , William T. Vollmann publie « Central Europe » en affichant la référence en dédicace et en reprenant la vision kaleïsdocopique pour s’attacher cette fois aux deux totalitarismes, ceux de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne.<br />
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Central Europe est une suite habilement connectée d’histoires,  de récits, de portraits d’allemands, de russes, militaires, généraux, artistes, peintre, cinéaste ou compositeur, tous plus ou moins réels parfois tout à fait du domaine fictionnel. Sans condamnation morale, sans exhibitionnisme, le livre peint la façon dont ces hommes et femmes ont réagi aux situations impossibles de l’époque du « somnambule » et du « réaliste », leur caoacité à se créer un peu d’espace pour respirer et survivre ,fût-ce au prix de leur honneur.<br />
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On y croise Kähe Kollwitz sculpteur allemande émouvante et manipulée, Paulus le général allemand fidèle au fürher jusqu’à la reddition. Son pendant russe le général Vlassov héros des premiers combats ,passé au camp opposé, Kurt Gerstein le nazi paradoxal plongé dans la machine infernale , qui rêve de révéler au monde l’horreur de la solution finale et se consume de son impuissance. Au dessus de cette fourmilière plane l’histoire du triangle amoureux ,Roman Karmen le cinéaste, Dimitri Chostakovitch le compositeur et Elena Konstantinovskaïa .La belle Eléna que tous convoitent est le personnage positif colonne  vertébrale du livre : elle est l’Europe.<br />
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Chostakovitch en est le personnage emblématique. Toujours enclin à dire non il n’est jamais capable de le prononcer. Il inscrit sans cesse des références subversives dans ces compositions de commande. Va jusqu'à y inclure des musiques juives en hommage aux victimes du stalinisme . Fait pour finir allégeance au Parti : reddition ou ultime pied de nez pour que survive et se libère son œuvre ? Le magnifique chapitre « Opus 110 » est le sommet du livre.<br />
Ce livre profondément humain, qui est aussi une réflexion sur la place de l’art et de l’artiste  est avant tout une symphonie au libre-arbitre, dût-il s’accomplir dans le pires actes…<br />
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Symphonie car ce tour de force littéraire doit beaucoup à la forme musicale : moments calmes , déchaînements d’orchestre, douces cordes, envolées baroques, tonnerres de cuivres. Les références musicales sont nombreuses  non seulement à la musique de Chostakovitch dans la partie russe ,mais à celle de Wagner pour la partie allemande , en particulier à Parsifal et au Ring . Déjà en exergue le mot de Chostakovitch  résumait ce livre : <br />
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          « La majorité de mes symphonies sont des pierres tombales »<br />
                                                          <br />
                                                                                                            Celles des héros ,des traîtres, des monstres, des artistes ,des hommes libres…<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.encolpe.gayattitude.com/20070911201145/central-europe/</link><dc:creator>encolpe</dc:creator><dc:date>2007-09-11T20:11:45+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070910093123/pren-ceste-rose-aimable-comme-toy/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Pren ceste rose aimable comme toy.</title><description>
(Puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Pierre de Ronsard, je dedis ce poème à celui que mon coeur aime).

Pren ceste rose aimable comme toy,
Qui sers de rose aux roses les plus belles,
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
Qui sers de Muse aux Muses et à moy.

Pren ceste rose, et ensemble reçoy
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :
Il vit blessé de cent playes cruelles,
Opiniastre à garder trop sa foy.

La rose et moy differons d'une chose :
Un Soleil voit naistre et mourir la rose,
Mille Soleils ont veu naistre m'amour

Qui ne se passe, et jamais ne repose.
Que pleust à Dieu que mon amour éclose,
Comme une fleur, ne m'eust duré qu'un jour.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
(Puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Pierre de Ronsard, je dedis ce poème à celui que mon coeur aime).<br />
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Pren ceste rose aimable comme toy,<br />
Qui sers de rose aux roses les plus belles,<br />
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,<br />
Qui sers de Muse aux Muses et à moy.<br />
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Pren ceste rose, et ensemble reçoy<br />
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :<br />
Il vit blessé de cent playes cruelles,<br />
Opiniastre à garder trop sa foy.<br />
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La rose et moy differons d'une chose :<br />
Un Soleil voit naistre et mourir la rose,<br />
Mille Soleils ont veu naistre m'amour<br />
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Qui ne se passe, et jamais ne repose.<br />
Que pleust à Dieu que mon amour éclose,<br />
Comme une fleur, ne m'eust duré qu'un jour.]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070910093123/pren-ceste-rose-aimable-comme-toy/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-09-10T09:31:23+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20070907105901/une-pensee-un-sourire/"><title>[le-dandy] Une pensée, un sourire...</title><description>

- Assieds toi là! Courbe un peu la tête… Voilà, comme ça ! Laisse aller ton regard dans cette direction et souris !
- Souris, comment ? Aaah ! Comme ça ?
- Non, c'est trop ! Tu as l'air idiot ! Souris, la bouche fermée, les lèvres légèrement tirées vers le haut… Un sourire triste, mais qui t'illumine de l'intérieur. Un sourire de l'âme. Comment sourit-elle, ton âme ?… C'est un sourire de bonté qui remonte le long de tes joues et fait sourire tes yeux…
Bon ! Ecoute, on ne va pas y arriver ! Alors pense à la journée de chien que tu as vécue. A ta misérable vie. Ca, tu sais ? Tu as faim… Et tu penses à la chaleur d'un bon repas, à la taverne, quand on aura fini… Et tu penses aux caresses de la personne que tu aimes… Et tu penses à la douceur des joues de ta mère quand elle t'embrassait, enfant, pour te rassurer… Et tu penses à l'ombre fraîche, un après-midi brûlant d'été quand dehors chantent les cigales… Et tu penses au chocolat chaud qui t'envahit alors que tu viens de rentrer d'un après-midi sous la neige… Tu penses à tous ces secrets qu'avec toi, certains ont partagé… Tu penses à ces larmes que d'autres ont essuyé sur ton visage… Tu penses à ces matins où tu as vu le soleil se lever rien que pour toi… Tu penses à tous ces petits bonheurs enfuis qui ont fait de toi un roi…
Tu penses que tu vois tout, tu sais tout, tu ne dis rien et pourtant tu souris… Ne pense plus : vis ! Voilà ! C'est ça ! On dirait un ravi. Ne bouge plus !
…




Pour T., le sourire que j'attends et qui me fait sourire
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-dandy/20070907-182206188146e111b26337a.jpg" width="472" height="315" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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- Assieds toi là! Courbe un peu la tête… Voilà, comme ça ! Laisse aller ton regard dans cette direction et souris !<br />
- Souris, comment ? Aaah ! Comme ça ?<br />
- Non, c’est trop ! Tu as l’air idiot ! Souris, la bouche fermée, les lèvres légèrement tirées vers le haut… Un sourire triste, mais qui t’illumine de l’intérieur. Un sourire de l’âme. Comment sourit-elle, ton âme ?… C’est un sourire de bonté qui remonte le long de tes joues et fait sourire tes yeux…<br />
Bon ! Ecoute, on ne va pas y arriver ! Alors pense à la journée de chien que tu as vécue. A ta misérable vie. Ca, tu sais ? Tu as faim… Et tu penses à la chaleur d’un bon repas, à la taverne, quand on aura fini… Et tu penses aux caresses de la personne que tu aimes… Et tu penses à la douceur des joues de ta mère quand elle t’embrassait, enfant, pour te rassurer… Et tu penses à l’ombre fraîche, un après-midi brûlant d’été quand dehors chantent les cigales… Et tu penses au chocolat chaud qui t’envahit alors que tu viens de rentrer d’un après-midi sous la neige… Tu penses à tous ces secrets qu’avec toi, certains ont partagé… Tu penses à ces larmes que d’autres ont essuyé sur ton visage… Tu penses à ces matins où tu as vu le soleil se lever rien que pour toi… Tu penses à tous ces petits bonheurs enfuis qui ont fait de toi un roi…<br />
Tu penses que tu vois tout, tu sais tout, tu ne dis rien et pourtant tu souris… Ne pense plus : vis ! Voilà ! C’est ça ! On dirait un ravi. Ne bouge plus !<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-dandy/20070907-54839438946e111d324879.jpg" width="400" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Pour T., le sourire que j’attends et qui me fait sourire<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20070907105901/une-pensee-un-sourire/</link><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-09-07T10:59:01+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>